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Désespérément recherché ! Médecin généraliste pour un rendez-vous la semaine prochaine …

Edition: 08-2024 Date: 22.08.2024

Thème: Actualité, Santé

... mission impossible ! Trouver un suivi médical généraliste devient de plus en plus difficile


Maintenant, la politique veut dissuader les malades des consultations d’urgence à l’hôpital avec une soi-disant taxe d’urgence de 50 francs. Cela n’atteindra guère son objectif, mais entraînera plutôt des coûts de santé encore plus élevés. L’Association des médecins généralistes et pédiatres a donc lancé une pétition auprès du Conseil fédéral et du Parlement.

Lorsque j’étais étudiant dans les années 70, il y avait 55 % de généralistes pour 45 % de spécialistes – aujourd’hui, le rapport est de 41:59. Depuis environ 25 ans, il devient de plus en plus difficile de trouver un suivi médical généraliste. Les consultations d’urgence à l’hôpital étant plus coûteuses que dans les cabinets généralistes, les malades devraient être dissuadés par une taxe d’urgence de 50 francs – selon l’initiative parlementaire 17.480 des Verts libéraux, qui est sur le point d’être adoptée à Berne. Ce non-sens politique en matière de santé n’atteindra probablement pas son objectif et entraînera probablement des coûts de santé encore plus élevés.

Au début des années 90, lorsque j’ai ouvert mon cabinet de médecin généraliste, le règlement de l’ordre des médecins interdisait à ses membres d’employer d’autres médecins de manière permanente. Dans l’euphorie de la déréglementation de cette époque, cet obstacle à la libre entreprise a été supprimé. Depuis, les « cabinets sans rendez-vous » ont poussé comme des champignons. Un entrepreneur médical emploie des médecins assistants avec un salaire mensuel – et gagne de l’argent grâce à eux. Les employés n’assument aucune responsabilité entrepreneuriale, peuvent résilier leur contrat pour, par exemple, faire un tour du monde et se faire ensuite réembaucher dans un autre cabinet – un suivi médical généraliste de confiance, c’est autre chose !

Il y a 20 ans, un nouveau contrat de tarification a été négocié entre l’ordre des médecins et l’association des caisses maladie – le Tarmed – toujours en vigueur aujourd’hui ! La politique exigeait pour cela une stricte neutralité des coûts. Lors de la répartition du gâteau, ce sont surtout les spécialistes en chirurgie qui ont obtenu la plus grande part par rapport aux généralistes. Des tracasseries comme la réduction des tarifs des laboratoires de cabinet en 2006 par l’ancien conseiller fédéral Couchepin et bien d’autres encore, ont démotivé les jeunes médecins à ouvrir un cabinet de soins de base ensemble. En tant qu’employés d’un cabinet sans rendez-vous, ils bénéficient d’un meilleur équilibre travail-vie personnelle.

Le canton de Zurich, en tant qu’exploitant de l’université, a décidé début juin d’offrir l’année prochaine 280 places d’études de médecine, plus 40 en collaboration avec Lucerne et Saint-Gall. Moi-même, j’ai commencé il y a 50 ans sans numerus clausus avec 300 collègues et terminé fin des années 70 avec 180 restants. Aujourd’hui, beaucoup plus de jeunes sont intéressés par cette belle profession et sont filtrés par un examen très sélectif, car la volonté politique manque dans le canton de Zurich de financer plus de places d’études (à un million de francs par place d’étude !). Nous préférons importer des médecins formés à l’étranger, cela nous coûte moins cher !

Dans cette situation, l’Association des médecins généralistes et pédiatres (fme) a lancé une pétition auprès du Conseil fédéral et du Parlement, demandant plus de places de formation médicale et trois mesures de soutien pour les soins de base. Le groupe santé de l’AL soutient cette initiative sur la base de notre troisième revendication politique de santé  et vous demande de signer la pétition en ligne.

David Winizki, Médecin généraliste